Un cinéma à Paris-Nord II


Projet de Diplôme
Année : 2007

Situation : ZAC de Paris-Nord II
Programme : cinéma innovant, logements, restaurant, bureaux

 

En matière de rénovation urbaine, les politiques se limitent souvent à de la rénovation cosmétique, et, lorsque c’est possible, elles tentent de rendre un peu de mixité (commerces, bureaux, etc.) aux zones résidentielles.

L’autre versant du problème, les zones d’activités, est plus rarement étudié.

Je me suis intéressé à une zone d’activité considérée comme exemplaire du point de vue paysager et urbain, mais impactée par les nuisances de l’aéroport de Roissy.

Je me suis fixé comme but premier d’amorcer la mutation de cette zone en un quartier urbain, en lien avec les autres quartiers et la ruralité environnante.

 

 

Il fallait pour cela créer les conditions favorables au logement. D’un point de vue urbanistique et sécuritaire, il fallait que ces logements soient accompagnés d’activités qui se prolongent dans la soirée, et pas uniquement aux heures de bureau.

 

 

Le cinéma, parce qu’il peut avoir le rôle de « locomotive », parce qu’il est fédérateur, représentait le point d’ancrage idéal.

Le projet s’est construit autour de ce cinéma.
Il m’a permis de combiner de nombreuses idées architecturales, dans un esprit expérimental :
– mettre les espaces fermés (entrepôts, archives, cinémas, salles de conférence, spectacle) au centre, les espaces ouverts (commerces, logements, bureaux, etc.) sur le pourtour. Ainsi, toutes les façades d’un bâtiment deviennent vivantes, actives, et les espacements entre bâtiments prennent tout leur sens. Les bâtiments deviennent compacts, efficaces, sans effort.

 

– un cinéma total : un parallélépipède permettant des projections et du son sur les six faces.
– une surface tendue sans garde-corps apparent.

 

– un ciné-bal, c’est à dire un cinéma- cabaret, à l’image de celui qui existait au palais de l’Aubette à Strasbourg
– des types de logements très différenciés comprenant des bassins de nage, un cloisonnement fait de mobilier, une distribution « topographique », des éléments servants sur roulettes, dans un espace libre.
– une piscine de toiture en forme de boucle, avec épuration naturelle de l’eau
– un travail sur l’ergonomie des WC

 

– un escalier droit continu, le long de la façade des bureaux, éclairé naturellement, et échappant au sempiternel escalier de secours que l’on ne prend qu’à regret.

 

– l’utilisation des affiches de films comme pare-soleil toujours renouvelé en façade sud
– des jardins verticaux dans la double-façade des logements.

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