Metz, la Place d’Armes selon Blondel

Année :2010

Client :Mairie de Metz

Participation au colloque « Jacques-François Blondel et l’embellissement des villes ».

Série de conférences (3) présentant la reconstitution en images de synthèse (Blender 3D) du quartier de la Place d’Armes de Metz, tel que projeté par Jacques-François Blondel, dans les années 1760, à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Projet réalisé en 2011 à l’initiative d’Aurélien Davrius, docteur en Histoire de L’Art, spécialisé dans l’architecture du 18ie siècle, et notamment Jacques-François Blondel.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=sF__sQRogbQ?rel=0]

Martin Lucas, architecte D.P.L.G. (ENSAPB Paris-Belleville), présentera une réflexion sur les nouvelles technologies et, plus particulièrement, les images de synthèse appliquées au patrimoine. Contribuent-elles à la démocratisation de l’accès au patrimoine ? Point de départ de cette réflexion, le film réalisé par Martin Lucas, est une immersion dans l’œuvre de Blondel. Son film numérique permet de voir la place d’Armes, le portail de la cathédrale, la place Jean-Paul II, la rue d’Estrées tels que Blondel les avait imaginés.

L’image de synthèse est présente aujourd’hui partout au point qu’il semble parfois difficile de distinguer le réel du virtuel. Elle permet d’aborder le paysage urbain sous différente temporalité ; moyen de représentation de morceaux de villes au présent (le patrimoine préservé), au passé (le patrimoine construit et perdu), au futur (les projets en cours), mais également au futur antérieur (le patrimoine jamais construit) ou au conditionnel (des hypothèses d’évolution de la ville).
Pourtant, comme tout moyen de représentation, elle fonctionne avec ses propres codes, codes que Martin Lucas tentera de décrypter. L’image de synthèse peut être un véritable atout pour préfigurer les transformations d’une ville et provoquer un débat citoyen autour de celles-ci. Elle peut aussi détourner le débat sur des questions esthétiques, alors que les enjeux de la ville sont ailleurs (prise en compte de l’histoire du lieu, mais aussi transports, mixité, sécurité, qualité de vie). Tous ces enjeux sont souvent lisibles dans une image, encore faut-il avoir les outils pour les interpréter.