Paris piéton



Année : 2013
Type : Réflexion urbaine

Alors que toutes les villes de France se sont lancées, avec plus ou moins d’ambition, dans un plan de piétonnisation, Paris reste totalement en retrait, et souffre d’un retard de plus de 20 ans en la matière, et ce, malgré les travaux engagés par l’actuelle majorité pour faciliter la circulation des bus.
La forme très hiérarchisée et centrée sur la circulation donnée à Paris par Haussmann et ses successeurs aurait pu m’inciter à rester dans les limites d’îlots de rues étroites, laissant les grands axes aux voitures. J’ai au contraire voulu attribuer certains de ces axes, souvent très commerciaux, pleinement aux piétons, parce que c’est un des meilleurs moyens de dissuader les automobilistes de traverser Paris de part en part.
Il y a donc notamment dans le projet :
– la rue de Rennes, dans les 14ie et 6ie arrondissements
– un tronçon de la rue de Rivoli
– la rue du Faubourg Saint-Antoine, dans les 11/12ie arrondissements
– la rue Saint Honoré (1ier et 8ie)
– les rues Sainte-Croix de la Bretonnerie et de la Verrerie (4ie)
Autour de ces axes naturellement piétons par leur densité commerciale, des rues secondaires devront aussi devenir piétonnes, pour des raisons de circulation.
C’est l’occasion de redonner une chance à Paris comme ville de fête, alors que tous ses acteurs se plaignent de son endormissement.
Certes, ces choix ont leur corollaire, le bruit, et risquent de rendre une partie de ces quartiers moins habités. Cependant, je crois qu’il est possible de développer un modèle réglementaire, dans lequel les locaux sur rue pourraient être majoritairement dédiés à l’activité diurne et nocturne (bureaux, commerces, bars, restaurants, artisanat), tandis que ceux sur cour resteraient des logements. Ainsi, la mixité serait préservée dans le respect de la tranquilité de chacun.